21 au 26 sept 2021

la renaissance d'une course mythique boulogne sur mer / paris

Historique
de la course

une histoire de france

la route hier…

Historiquement, la Route du poisson fait référence au chemin emprunté par les chasse-marées (nom donné autrefois aux mareyeurs) qui, sous l’Ancien Régime, menaient de Boulogne à Paris des voitures hippomobiles chargées de poissons. Ces attelages, appelés ballons de marée, parcourraient près de 300 kms en moins de 24h, pour livrer le poisson le plus frais possible jusqu’au boulevard Poissonnière et aux Halles de Paris. Le trajet s’effectuait par étapes dans les relais de Poste, où toutes les deux heures, les cinq chevaux de trait Boulonnais étaient changés. Les chasse-marées ont ainsi parcouru la route du poisson depuis le XIIIème siècle jusqu’en 1848, date de l’arrivée du chemin de fer.

La route du poisson, manifestations dédiées aux chevaux de trait
… et aujourd’hui

Inspirée de l’histoire des mareyeurs qui autrefois convoyaient le poisson en attelage, de Boulogne-sur-Mer jusqu’à Paris, la Route du poisson a été imaginée en 1991 pour contribuer à la promotion des chevaux de trait. Jusqu’en 2012, elle s’est imposée comme la plus grande course européenne de relais d’attelages.

Après 9 ans d’absence et pour le 30ème anniversaire de sa création, 20 équipes, 440 chevaux et 1 400 personnes vont se retrouver au Touquet-Paris-Plage puis de Boulogne-sur-Mer à Paris pour la plus mythique des manifestations dédiées aux chevaux de trait.
Le cheval de trait est un véritable atout socio-économique, emblème fédérateur de nombreuses thématiques. La Route du poisson en est la démonstration parfaite.

En relançant cette manifestation mythique, les organisateurs ont pour objectifs de :

• Perpétuer un événement sportif majeur
• Promouvoir les territoires et la ruralité
• Valoriser le patrimoine, l’art et la culture
• Défendre l’écologie et l’énergie animale
• Accueillir les différences et le handicap
• Encourager les savoir-faire et la transmission
• S’engager pour le bien-être animal

La route du poisson

valorise

perpétuer

Un événement sportif

Si la course relais entre Boulogne et Paris se déroule sur 24 heures, en hommage à l’épopée des chasse-marées, la manifestation, elle, s’étend sur 5 jours. En marge et avant la course, les équipes vont en effet s’affronter sur 7 épreuves dites spéciales au Touquet-Paris-Plage :

• une reprise de dressage monté,
• une maniabilité à la voix,
• une épreuve de débardage,
• une maniabilité à quatre chevaux,
• une épreuve de traction,
• une maniabilité urbaine,
• le flobart (épreuve de traction)

La route du poisson, événement sportif

• L’épreuve du Routier (la course relais en 24h) est une épreuve d’endurance et de régularité ; il ne s’agit pas d’aller vite ni de terminer premier, mais d’arriver dans les temps sans que les chevaux soient épuisés.
Les épreuves spéciales sont plus sportives ; définies en adéquation avec le règlement de la Fédération Equestre Internationale, elles ont pour but d’ajouter des critères pour départager les équipes à l’issue de la compétition. Très appréciées du grand public, ces épreuves de maniabilité, d’adresse ou encore de force sont aussi organisées pour valoriser les aptitudes des chevaux de trait. Façonnés par leurs territoires et leurs utilisations ancestrales, les chevaux de trait ne présentent en effet pas les mêmes aptitudes ; selon la race, et donc leur territoire d’origine, on peut observer des différences de taille, de force, de gabarit, de crins… qui sont autant de pages d’Histoire à raconter. Cette diversité fait la richesse de notre patrimoine vivant, et la légitimité de la Route du poisson qui, rappelons-le, a pour objectif de sensibiliser le grand public au potentiel exceptionnel des chevaux de trait.

La route du poisson, 300 kms à parcourir entre Boulogne et Paris
promouvoir

territoires & ruralité

300 kms à parcourir entre Boulogne et Paris, au gré des routes départementales, chemins escarpés et sentiers forestiers, le tout au rythme du pas des chevaux. Si la Route du poisson est un événement sportif, elle est peut-être aussi et avant tout un éloge de la lenteur et une ode à la ruralité. Tels les maillons d’une chaîne invisible, les chevaux et les attelages vont (re)lier les territoires et les Hommes : 2 régions, 3 départements, 100 villes et villages traversés, et autant de spectateurs venus d’ici et d’ailleurs pour assister à l’événement.
Un événement festif qui va se préparer pendant des mois, être attendu pendant des heures, et rester ancré pendant des années dans les mémoires. Un événement populaire qui va mettre en lumière de nombreux territoires ; les territoires traversés parle parcours, mais aussi les territoires représentés par les équipes, venues de France, de Suisse et de Belgique. Un événement participatif qui va être l’occasion d’organiser des animations diverses impliquant les habitants et les associations locales.

Les attelages vont traverser 100 villes et villages, où un accueil festif sera réservé aux compétiteurs et au public. Décors, buvette, animations… chaque commune pourra s’approprier l’événement et le mettre à l’honneur. Pour promouvoir aux mieux l’identité des territoires traversés, les deux villages de départ et d’arrivée seront imaginés et organisés comme une véritable vitrine des savoir-faire, producteurs et acteurs régionaux.

valoriser

Patrimoine, Arts et culture

La Route du poisson n’est pas seulement une affaire d’équidés. Il s’agit aussi d’une histoire d’Hommes et de territoires, qui rappelle la place que tenait le cheval autrefois dans notre quotidien, et les conditions dans lesquelles, il n’y a pas si longtemps, les Parisiens, et plus généralement tous les habitants qui ne vivaient pas sur les côtes, pouvaient consommer les produits de la mer. Cette histoire est inévitablement liée aux traditions locales, au patrimoine bâti témoin de la vie quotidienne, et au patrimoine vivant, façonné par l’histoire locale… Tout sera donc mis en oeuvre pour qu’au-delà de l’événement sportif, la Route du poisson témoigne aussi d’un passé patrimonial et culturel très riche. L’association espère ainsi faire inscrire la Route du poisson au titre du patrimoine immatériel. Le tracé de la Route va donc s’attacher à passer par des lieux emblématiques du patrimoine régional pour mettre en lumière richesse, histoire et identité des territoires.
Dans les 20 villes étapes qui structurent la route, spectateurs auront l’occasion d’échanger avec équipes. Le capital sympathie du cheval de trait faciliter ces rencontres et rapprocher les Hommes.

La route du poisson valorise le patrimoine, Arts et culture

Inconsciemment, les chevaux vont renvoyer une image positive de la ruralité et des territoires, raccrochant chacun à ses propres racines. Ils vont susciter l’échange et l’envie de (re)découvrir le patrimoine et la culture de nos territoires. Pour faciliter la découverte du patrimoine local, un Parcours patrimoine invitera le public sur des lieux historiques et insolites, proches du tracé de la course ou en lien direct avec son histoire et ses traditions. Ce parcours proposera également au public de séjourner ces lieux chargés d’Histoire ou à y vivre des expériences exceptionnelles.

réintroduire la traction animale
défendre

écologie & énergie cheval

Compagnons de vie et de travail, les chevaux ont accompagné le développement agricole et industriel jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Concurrencé ensuite par la traction automobile et le machinisme, le cheval attelé a progressivement disparu des villes et des campagnes. En 1970, les chevaux de trait ne formaient plus qu’une minorité du cheptel équin français. Inexorablement, en vingt-cinq ans à peine, ils ont vu leurs effectifs divisés par six. La disparition des chevaux de trait, comme celle de nombreuses races locales et de l’élevage extensif en général, est inquiétante pour la survie de notre biodiversité. L’activité de pâturage a depuis toujours façonné le paysage, contribué à son entretien et favorisé le développement d’un écosystème favorable aux petits animaux et aux végétaux. La mécanisation et la course au productivisme sont venus enrayer des pratiques séculaires vertueuses, engendrant les dérives et les dégâts que l’on constate aujourd’hui.

Quelques passionnés visionnaires tentent depuis une vingtaine d’années de réintroduire la traction animale en générale et la traction équine en particulier ; mais si les mentalités évoluent, le chemin est encore long. Pourtant, si l’énergie cheval n’est pas moderne en soi, les outils aujourd’hui utilisés, eux, le sont, et permettent de répondre aux actuelles exigences agricoles, environnementales, sociales et même économiques. Car l’énergie cheval est non polluante et renouvelable, elle préserve la qualité de l’air, de l’eau et du sol. Éprouvée depuis des siècles, la traction animale est une réelle alternative à notre dépendance aux énergies fossiles ; elle offre une réponse adaptée aux agriculteurs soucieux d’une production propre et raisonnée ; elle génère des emplois ; elle est enfin et surtout générateur de lien social. Opter pour la traction animale relève bel et bien d’un choix raisonné, qui a largement fait ses preuves. La traction animale permet de respecter en grande partie les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto (1997) et du Grenelle de l’environnement de 2007. Le cheval de trait est un travailleur courageux, efficace et respectueux de l’environnement, un médiateur populaire générateur de lien social. Convaincue de son potentiel, l’association entend communiquer largement sur les nombreux atouts que présente la traction animale.

accueillir

différences & handicap

Depuis la 2e édition de la Route du poisson, une équipe composée de personnes en situation de handicap a toujours pris le départ de la course aux côtés des autres équipes, et dans les mêmes conditions. Pendant plus de quinze ans, cette équipe – baptisée Hardis mareyeurs – a participé à la Route, insufflant toute son énergie et véhiculant de formidables valeurs de tolérance, intégration et respect. Hardis, parce qu’ils avaient prouvé leur détermination, mais aussi leur audace. Mareyeurs, parce qu’il s’agissait de rendre hommage aux chasse-marées, qui pendant près de cinq siècles avaient acheté, convoyé et vendu le poisson. Au fil des ans et des Routes, l’esprit et les valeurs de cette équipe désormais mythique sont restées ancrées dans les mémoires et dans les archives de la Route du poisson. La renaissance de la Route ne pouvait donc se faire sans eux.

La Route du Poisson accueille différences et handicap

En septembre 2021, les Hardis mareyeurs seront de nouveau sur la ligne de départ, encouragés par l’Organisation qui tient à maintenir ces valeurs de tolérance et de respect, mais aussi à promouvoir la médiation équine auprès des personnes en difficulté ; qu’elles soient porteuses d’un handicap physique ou sensoriel, d’un handicap ou d’une maladie mentale, qu’elles souffrent d’une marginalisation sociale liée à des troubles du comportement ou des addictions, qu’elles soient en fauteuil roulant, en échec scolaire ou en période probatoire… Pour les Hardis mareyeurs, le projet Route du poisson est un projet collectif global sur le long terme, dont l’objectif est de participer à la Route du poisson, mais dont l’objet majeur est surtout et avant tout le projet de chacun en vue de la participation à la Route. Un projet pédagogique qui va offrir de nouveaux champs d’actions et ouvrir de nouvelles perspectives. Un projet fédérateur, qui va réunir des enfants et des adultes d’horizon médico-sociaux et géographiques très différents. Un projet social, qui va progressivement redonner un sens à des vies cabossées. Un projet humain, dont seul le cheval peut être à la fois le moteur et le médiateur. Au gré des éditions les Hardis mareyeurs ont tissé le fil rouge d’une Route qui se veut résolument humaine et solidaire, et dont ils sont désormais les ambassadeurs. C’est pourquoi, au-delà de l’événement, l’Association souhaite véritablement pérenniser leur présence au sein de la Route. Une commission impliquant des professionnels issus du cheval et du handicap et des milieux médico-sociaux a donc été créée ; elle permettra de garantir une mise en œuvre cohérente et coordonnée des différentes actions menées en faveur du handicap, de la différence et de l’exclusion.

La route du poisson met en lumière les métiers oubliés
encourager

savoir-faire & transmission

La Route du poisson va être l’occasion de mettre en lumière les nombreux métiers oubliés auprès du grand public et donc des jeunes. Une belle opportunité de (re)valoriser les filières agricoles en général, maritimes et équestres en particulier ; l’occasion aussi de transmettre passion et savoir-faire en impliquant les jeunes générations. Différents partenariats ont donc été mis en place avec les lycées professionnels agricoles et maritimes, et des écoles spécialisées telle que l’École nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA), spécialisée dans l’équin. Une partie des 6 000 bénévoles nécessaires à l’organisation de la Route seront issus de ces formations. Les villes de départ et d’arrivée seront par ailleurs animées et construites sous la forme de villages découverte et promotion des métiers, produits et savoir-faire liés à la Route : ceux de la mer, mais aussi, bien sûr, ceux liés aux équidés et à leurs utilisations (éleveur, maréchal-ferrant, palefrenier, débardeur, cocher, viticulteur… etc.). Suivant cette philosophie de transmission et de formation, l’Association a veillé à s’entourer des «anciens» de la Route, de personnes expérimentées dans l’organisation d’événements équestres, mais aussi de jeunes entrepreneurs. Une façon de transmettre avec bienveillance l’Histoire de la Route, de créer de solides relations de confiance pour l’avenir, mais aussi et surtout de soutenir à sa manière les petites entreprises en cette période de crise économique.

garantir

le bien-être animal

La Route du poisson ne peut être imaginée sans porter une attention particulière aux chevaux, ces nobles compagnons de route millénaires de l’Homme. L’association souhaite défendre le bien-être animal et montrer que travail du cheval, bienveillance et santé ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Tout au long de l’événement une vigilance inaltérable sera instaurée quant aux soins apportés aux chevaux. Dans ce but une commission spécifique dédiée au bien-être animal et composée de professionnels a été créée. Elle aura pour mission d’établir un état des lieux et de proposer des actions afin d’améliorer les conditions d’accueil et de participation de l’ensemble des chevaux. La lutte contre le dopage fera partie intégrante de la surveillance du bien-être des chevaux. 

La Route du Poisson défend le bien-être animal

L’association entend par ailleurs suivre et valoriser la Charte nationale pour le bien-être équin, basée sur les cinq libertés individuelles des animaux, déterminées par l’Organisation mondiale de la santé des animaux ; elles devront impérativement être respectées par tous les compétiteurs :
– absence de faim, de soif et de malnutrition
– absence de peur et de détresse
– absence de stress physique et thermique
– absence de douleur, de lésions et de maladie
– possibilité pour l’animal d’exprimer les comportements normaux de son espèce

L’association s’appuiera sur quatre leviers primordiaux du bien-être équin :
– la formation et la sensibilisation des professionnels
– l ’usage du fouet
– la pratique du déferrage
– les équipements utilisés en compétition
L’association souhaite s’entourer d’organisations sérieuses luttant pour le bien-être animal afin de contrôler l’ensemble des dispositifs mis en place, de l’aider à les améliorer et à porter un message novateur et percutant auprès des professionnels de la filière équine qui souhaitent participer à la Route du poisson.

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